PELERINAGES DE TRADITION

"Le Combat de la Foi"

Accueil
Chartres-Paris 2010
Don en ligne
Pélé-infos
Dossier Spirituel 2010
Contactez-nous
Saint Jacques
Annuaire
Régions
Logistique
Dernières informations
Photos
Notre Dame de Bourguillon,
Gardienne de la Foi dans le canton de Fribourg en Suisse
 
Historique
       Parmi les nombreuses invocations de la Très Sainte Vierge Marie, une nous est particulièrement chère : Notre-Dame, Gardienne de la Foi.

       Le grand docteur de l'Église, saint Pierre Canisius, pèlerin assidu de la chapelle, rendait en 1581 ce témoignage à Notre-Dame de Bourguillon
 
« Dieu veut que sa Mère soit honorée en ce lieu avec grande dévotion, et l'efficacité de son intercession, déjà si bien prouvée jusqu'ici, d'autres l'expérimenteront encore. »
 
        Quatre siècles plus tard, nous voyons le fondateur de la Fraternité Saint Pie X, Monseigneur Marcel Lefebvre, au pied de Notre-Dame de Bourguillon, venir au cours de pèlerinages implorer la Gardienne de la Foi pour sa congrégation naissante et conférer sous le regard de la Madone et de son Enfant la tonsure et les ordres mineurs à ses premiers séminaristes.
         Arrêtons-nous à cette ville de Fribourg et son illustre sanctuaire auquel est liée toute une histoire de combat pour la vraie foi.
 
Notre-Dame de Bourguillon, Gardienne de la Foi
 
         Quel est le principal bienfait pour les personnes, pour les familles et un pays ? C'est certainement la vraie foi catholique. Voici une intervention de la Sainte Vierge Marie en faveur du maintien de la vraie foi.
         Sur la hauteur qui domine la ville de Fribourg du côté Est, on rencontre une jolie chapelle, appelée Notre-Dame de Bourguillon. A quelque heure qu'on y entre, on trouve des fidèles en prière. Au Moyen Âge, cet endroit était occupé par une léproserie. La chapelle était celle des lépreux. L'un de ceux-ci avait sculpté dans un bloc de chêne une statue de la Mère de Dieu portant l'Enfant-Jésus dans ses bras. La Sainte Vierge a été invoquée par les lépreux et e
 
lle leur a répondu, elle les a consolés, elle en a guéris. Celle qui dans la suite des âges devait opérer à Bourguillon tant de guérisons, ne devait-elle pas, à son titre de Salut des infirmes d'en accorder les prémices aux plus malheureux ?
         Mais le titre d'honneur « Gardienne de la Foi » de Notre-Dame de Bourguillon rappelle un fait plus récent. C'était au XVIe siècle. Le protestantisme venait de passer de l'Allemagne en Suisse et y faisait de rapides ravages. Les cantons primitifs demeurèrent fidèles à la foi antique, mais presque tous les autres passèrent à la Réforme. Le canton de Fribourg était resté catholique. Le danger cependant était grand qu'il suivit l'exemple des autres qui l'encerclaient de toutes parts. Le cercle se resserrait de plus en plus. Par ailleurs, la pratique religieuse des Fribourgeois se ressentait fort de la tiédeur de l'époque. Dans la ville de Fribourg, c'est à peine si une vingtaine de catholiques s'acquittaient de leur devoir pascal.
         Les magistrats, qui tenaient à la foi de leurs ancêtres, prirent peur. Que faire ? Ils avaient gardé leur confiance en Marie. Ils firent le vœu que les habitants de Fribourg iraient, durant la bonne saison, tous les quinze jours, en procession, au sanctuaire de Notre-Dame de Bourguillon. La bonne Vierge entendit leurs supplications : le protestantisme s'arrêta aux frontières du Canton. En 1528, le péril se faisant plus pressant, le Petit Conseil décida que les hommes se rendraient en procession à Bourguillon, et là, aux pieds de Notre Dame, ils prononcèrent le serment solennel de fidélité à la foi catholique. Et le résultat ? La Sainte Vierge répondit aux prières ferventes de ses enfants. Elle inspira aux gouvernants de ne jamais permettre qu'on passât à la Réforme.
        Si la grande bataille entre le catholicisme et le protestantisme à Fribourg était terminée, il s'en fallait de beaucoup que l'état religieux et moral y fut parfait. Le vrai critère de la piété est la fréquentation des sacrements. A cet égard, il paraît constaté que la ferveur laissait beaucoup à désirer, même les communions pascales étaient rares. En 1580, la Sainte Vierge envoya à Fribourg son plus illustre serviteur de l'époque, saint Pierre Canisius, dont le grand ouvrage sur la Mère de Dieu, De Virgine incomparabili, venait de paraître. Il allait passer à Fribourg le reste de sa vie. Le saint jésuite se rendit bientôt compte du relâchement trop général des fribourgeois dans la pratique de leurs devoirs religieux. Quelle était alors la tâche qui attendait le Père Canisius ? Fortifier, affermir, achever la guérison, immuniser contre toute rechute. Il se mit à la besogne immédiatement et, pour cela, fonda le collège Saint-Michel, réorganisa la prédication, multiplia les catéchismes, institua les congrégations qui étaient une forme d'action catholique. Or, quatre ans plus tard, au lieu de vingt personnes faisant leurs Pâques, il y en avait six cents. De plus, les Exercices des Quarante-Heures établis par lui étaient suivis très assidûment. Ce succès, ce merveilleux retour, l'ardent apôtre l'attribuait à l'assistante maternelle de Notre-Dame de Bourguillon. Il savait que c'est elle qui avait préservé Fribourg de l'invasion protestante, c'est d'elle qu'il avait sollicité et obtenu le réveil de la foi, le retour à la pratique religieuse.

      Dès le début, le Saint se sentait attiré par la pieuse chapelle de Bourguillon. Il prit l'habitude de s'y rendre quasi quotidiennement, rosaire en main, et y prêcha souvent avec une conviction entraînante sur la bonté et la puissance de la Vierge aux pèlerins qui venaient la prier, leur assurant que « dans ce sanctuaire Marie faisait des miracles ». Dans une allocution du 30 juillet 1581, il prononça ces paroles :

« Dieu veut que sa Mère soit honorée en ce lieu avec grande dévotion, et l'efficacité de son intercession, déjà si bien prouvée jusqu'ici, d'autres l'expérimenteront encore. »

 
       Non seulement le Saint allait à Bourguillon, mais encore il y envoyait des pèlerins. Pendant la peste de 1587, le Père Canisius venait chaque jour en pèlerinage à Notre-Dame de Bourguillon, et, souvent, il était accompagné par les élèves du Collège. Durant l'année 1588, il y conduisit une procession de plus de 3000 personnes. Leurs prières furent exaucées et la peste cessa ses ravages.
        Saint Pierre Canisius mourut le 21 décembre 1597. Le 21 mai 1925 il était solennellement déclaré « saint, et en même temps docteur de l'Église ». Son nom est lié à Bourguillon comme celui de son plus fidèle pèlerin et de son plus grand apôtre. Son souvenir est resté gravé dans les cœurs comme celui d'un personnage en avance sur son temps et de l'un des plus ardents pionniers dans la lutte pour la sauvegarde de la foi dans le monde, et en particulier à Fribourg ; et sa mémoire est demeurée en bénédiction.
 
Notre Dame de Bourguillon, gardienne de la Foi, priez pour nous